Un weekend du 14 juillet chargé pour la SNSM Quiberon

Un weekend du 14 juillet chargé pour la SNSM Quiberon

Face à l’afflux énorme de touristes et une météo plutôt favorable, la Presqu’île de Quiberon ainsi que son plan d’eau ont été pris d’assaut par les plaisanciers pour ce week-end du 14 Juillet.

VENDREDI 10 JUILLET : HÉLICE ENGAGÉE ET KAYAK EN PERDITION

Le SNS712, semi-rigide de la SNSM de Quiberon a d’abord été engagé pour une vedette avec son hélice engagée dans une bouée à l’Ouest de La Trinité sur Mer.
Arrivé sur place, le SNS 712 a démarré un remorquage vers le Port de La Trinité pour une intervention d’un plongeur en toute sécurité pour débloquer l’hélice.

En sortant du chenal de La Trinité, le CROSSA Étel engage le 712 sur une nouvelle opération. Un témoin signale un kayak à la dérive sans personne à bord ainsi que 2 personnes réfugiées sur une île secteur Point du Conguel à Quiberon.
La garde nautique des Pompiers de Quiberon également engagée a récupéré les 2 personnes saines et sauves, le 712 quant à lui a récupéré le kayak et a fait convoi vers la plage du Porigo pour ramener tout le monde à terre.

DIMANCHE 12 JUILLET : VOILIER À LA CÔTE AVEC IMPORTANTE VOIE D’EAU

09H00, le CROSSA ÉTEL engage les deux moyens de la SNSM de Quiberon : La SNS142 vedette V1 et le SNS712 semi-rigide pour un voilier échoué dans les rochers secteur plage de Kermorvan à Quiberon.
Après avoir envoyé un nageur sauveteur en reconnaissance, il est décidé de tirer le voilier pour l’extraire des rochers. Importante voie d’eau à bord, le voilier coule à 90%.
La décision de l’emmener d’urgence à Port Haliguen est prise afin de l’échouer sur la cale du Port et ainsi éviter tout danger à la navigation.
Le voilier a donc été échoué au port, son propriétaire est sain et sauf.

LUNDI 13 JUILLET : VOILIER EN TRAIN DE COULER À HOUAT / BALISE DE DÉTRESSE DÉCLENCHÉE ENTRE GROIX ET QUIBERON

La SNS142 ainsi que 6 membres d’équipages ont été engagés pour une voilier à moitié coulé au Nord de l’île de Houat. Arrivé sur zone, l’équipage constate que toute la partie avant du voilier est coulée et la présence d’un trou dans la coque à l’arrière ce qui rend impossible un remorquage vers le continent.
Après avoir constaté sur place et dans l’impossibilité d’intervenir, le voilier est laissé sur zone car ne présentant aucun danger à la navigation et bien amarré au fond.

RÉCEPTION D’UN SIGNAL DE BALISE DE DÉTRESSE ENTRE GROIX ET QUIBERON

20h45, retour en mer pour la SNS142 : Opération de recherches après un déclenchement de balise de détresse entre Groix et Quiberon.Le CROSSA Etel engage plusieurs moyens : la SNS142, la SNS147 de Groix, le Dragon 56 et un Falcon 50 de la Marine Nationale.Après plus de 2 heures de recherches sur zone, rien a signalé et aucun navire en vue. Dans l’absence d’éléments nouveaux et de détresse avérée, le CROSS arrête les opérations de recherches et donne liberté de manœuvre à tous les moyens.

Des boites de sardines au profit de la SNSM avec La Quiberonnaise

Des boites de sardines au profit de la SNSM avec La Quiberonnaise

La Conserverie La Quiberonnaise qui a toujours soutenu la station de sauvetage en mer de la presqu’île de Quiberon, se devait de fêter ses 150 ans !
Pour l’occasion, Frank Margerin, célèbre bédéiste, a offert un dessin à La Quiberonnaise pour illustrer une superbe boîte de sardines à l’huile d’olive vierge extra.

L’illustration de la boîte représente la vedette SNS 142, La Teignouse, vedette de 1ère classe nouvelle génération, basée à Port Maria depuis 2002 et renforcée, 9 ans plus tard, par un semi-rigide de 7,5 mètres, le SNS 712 baptisé la « Quiberonnaise » en remerciement à Bernard et Thierry Jourdan, les enfants des fondateurs de la Quiberonnaise. Le dessin de Frank Margerin a été reproduit sur une série
limitée de 4 000 boîtes de sardines – attention, collector – ainsi que sur 200 sérigraphies.
Ces œuvres numérotées ont toutes été signées, une par une, par Frank Margerin.

Chaque boîte de sardines de 115g est vendue 5,50 € dont 1 € sera reversé à la SNSM de Quiberon ; quant aux sérigraphies, elles sont vendues 35 €, intégralement au profit de la SNSM de la presqu’île de Quiberon.

Boites disponibles en magasin dès le 11 juillet 2020.

Sauvetage d’un marin pêcheur entre Houat et Hoedic

Sauvetage d’un marin pêcheur entre Houat et Hoedic

Le 5 juin 2020 à 4h30 du matin, l’alerte est donnée par un chalutier ayant un marin malade à bord de son bateau. Le CROSSA Étel engage la SNS142 de Quiberon et le Dragon 56.

Il est un peu plus de 4 heures, dans une météo mauvaise avec beaucoup de vent de une mer bien formée, quand le patron du bateau « Fabien Melissa II » appelle le CROSSA ETEL pour leur signaler être en avarie moteur et avoir un de ses marin malade et présentant des symptômes inquiétants.

Après quelques minutes d’analyse et de télé-consultation avec le CCMM, l’ordre est donné d’engager des moyens de secours pour le chalutier. La SNS142 et le Dragon 56 sont engagés en même temps afin de venir en aide au chalutier.

Le pilote du DRAGON 56 raconte l’intervention au Télégramme :

Le chalutier se trouve dans le sud-est de Lorient pour une trentaine de nautiques (55 km). La météo est changeante, nous traversons un gros grain réduisant la visibilité à zéro, puis nous apercevons le bateau. Le vent a forci à 35 nœuds (60 km/h). Ce qui aurait pu être une simple opération de treuillage sur bateau se corse car le chalutier est en panne moteur. Il dérive au gré du vent et des vagues. Il est petit (11 m) et les antennes sont très hautes. J’aurai donc très peu (voire pas du tout) de visuel lorsque nous serons à sa verticale.

« Transbordement inenvisageable »

Compte tenu de la configuration du bateau et de sa dérive, nous n’avons pas le choix : il faut déposer le sauveteur hélico au centre du bateau entre les antennes, les rambardes et le chalut. Après deux tentatives, il est déposé sur le pont. Il se décroche en un temps record et descend à fond de cale s’occuper de la victime.

Nous restons en attente derrière le chalutier. Entre-temps, la SNS142 (Quiberon) arrive sur zone. Je leur demande si un transbordement du blessé est réalisable (la récupération par treuillage à partir d’une SNS est chose facile). Nous travaillons régulièrement avec ces marins aguerris aux opérations de secours en mer et, surtout, ils peuvent prendre route et vitesse adaptée à l’opération de treuillage. Malheureusement, les conditions de mer sont telles qu’un transbordement est inenvisageable.

« Stabiliser le chalutier »

Mais nous profitons de la présence de la SNS pour leur demander de stabiliser le chalutier en passant une remorque et en le tractant à vitesse réduite. Cela devrait nous permettre de bénéficier de quelques secondes de stabilité. Car pour la remontée, il faut que le croc arrive directement dans la main du sauveteur, puis qu’il s’accroche avec la victime. Ensuite il fait signe au treuilliste qui entame la remontée à condition que l’hélico soit encore à la verticale du bateau.

« Victime déposée au Centre Hospitalier de Lorient à 6 h »

La SNS passe donc une remorque au chalutier et commence à prendre la route que je lui ai demandé à vitesse très lente. Ce choix était le bon : la séquence de remontée du sauveteur et de la victime se déroule parfaitement. Le bateau stabilisé par la SNS se comporte plutôt bien, même si ses mouvements brusques me font parfois perdre le visuel sur le petit bout d’étrave. La victime est déposée au Centre Hospitalier de Lorient à 6 h. La présence de la SNS sur cette opération nous a permis de récupérer la victime dans des conditions acceptables. Le CROSS Etel, qui connaît parfaitement son métier, avait sans doute flairé le coup et a donc bien fait de déclencher la SNS142. Ne pas oublier l’extrême professionnalisme du treuilliste et du sauveteur hélico. Sans eux, rien ne serait possible ».

Source : LE TÉLÉGRAMME https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/le-pilote-de-dragon-56-raconte-une-intervention-au-large-de-lorient-10-06-2020-12564345.php?fbclid=IwAR2v_1aXrO4weMM0SdN7q4DGecE5jvJe14CUTrAa4MwnF32b8RDoBoOGj8U


Un weekend de l’ascension mouvementé pour la SNSM de Quiberon

Un weekend de l’ascension mouvementé pour la SNSM de Quiberon

Fin de confinement, le week-end de l’ascension a été mouvementé en mer !

Bateau échoué au Conguel, 1 personne isolée sur un rocher.

Le samedi à 15h50, une vedette s’est échouée sur les cailloux à la Pointe du Conguel après s’être pris un bout dans l’hélice.
Le naufragé s’est réfugié sur la roche et a appelé les secours.
Le SNS712 ayant l’impossibilité d’approcher car trop dangereux, le Dragon 56 a hélitreuillé le naufragé pour l’amener à terre sain et sauf.
Le bateau a ensuite été déséchoué par nos équipes et ramené à Port Haliguen.

2 personnes portés disparues dans la Baie de Quiberon

En fin de journée, l’alerte a été donnée : 2 personnes à la mer après chavirement d’un catamaran.
De nombreux moyens ont été engagés pour entamer les recherches : la SNS712 et SNS142 de Quiberon, le Dragon 56, les Sapeurs-Pompiers ainsi que la SNSM de La Trinité Sur mer.
Finalement, c’est le loueur de catamaran qui a localisé les 2 personnes restées 2 heures dans l’eau. Les 2 naufragés ont été hélitreuillé et emmené à l’hôpital de Lorient.

De nombreuses alertes pour le CROSSA ETEL

Le CROSSA Etel a lui aussi été très solicité tout le weekend sur la côte Atlantique.
De nombreuses opérations sérieuses ont du êtres coordonnées par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage.

En mer, restez prudents.

Tugdual COLLIN, le nouveau président de la station de sauvetage de Quiberon

Tugdual COLLIN, le nouveau président de la station de sauvetage de Quiberon

Tugdual COLLIN, Président de la station SNSM de Quiberon depuis le 1er mai 2020 succédant à Charles Brossard.


« J’ai passé 25 ans dans la Marine Nationale. Engagé volontaire, j’ai poursuivi ma carrière en tant qu’officier de carrière jusqu’au grade de capitaine de frégate. J’ai commandé des bâtiments de surface, un patrouilleur et un chasseur de mines, et effectué l’essentiel de mon activité au sein des forces sous-marines.
Ensuite j’ai passé 10 ans dans un entreprise privée, comme chef de projet, chargé de contrats commerciaux dans la création d’équipes sous-marines pour le gouvernement malaisien.
J’ai cessé mon activité professionnelle en 2009 et me suis installé à Portivy où je participe à des actions de bénévolat.Je suis rentré à la station SNSM de la presqu’île le 1er janvier 2016. Je suis remarié et père de 5 enfants.
Mes projets, avec l’aide de mon prédécesseur, tentent de répondre à ce que m’ont exprimé les bénévoles de la station depuis 4 ans. C’est une attente de cadrage et de définition plus précise des actions à mener, par qui, quand et comment. Je souhaite impliquer plus personnellement les bénévoles, selon leurs souhaits, disponibilités et compétences. Et donc accompagner les plus jeunes par un parcours de formation individualisé. Le rôle du Patron de la station est essentiel.
Présider une station SNSM constituée de bénévoles, n’est pas la même chose que commander un bâtiment armé par des militaires professionnels.
Mon souhait est double : rester en contact avec la mer et m’engager dans une action bénévole au sein de la SNSM qui représente beaucoup de belles valeurs car le sauvetage en mer est une affaire sérieuse. Il nécessite de la disponibilité, des efforts de formation, de l’engagement, des compétences et de l’humilité face aux éléments. Il faut aussi du courage et de la ténacité.
Je remercie les donateurs de leurs efforts qui contribuent à nous permettre d’exister en tant qu’organisme de sauvetage. Une publicité disait que 100% de ceux qui naviguent ou se baignent près des plages pourraient avoir besoin des secours de la SNSM. Pourtant ils ne sont pas si nombreux à faire un don, même modeste…
Concernant les bénévoles, j’ai pris conscience en rentrant à la station, de l’exigence de leur engagement. C’est admirable de mener simultanément une vie personnelle, professionnelle et de bénévole SNSM. Je ne pense pas seulement à ceux qui sont embarqués et qui sauvent des vies, mais aussi à tous ceux qui, à terre, participent au fonctionnement de cette institution, au Siège ou dans les stations, y compris nos anciens qui restent au contact. »